L’ÉMOTION, UN BIEN ÉCOLOGIQUE EN ENTREPRISE

L’ÉMOTION, UN BIEN ÉCOLOGIQUE EN ENTREPRISE

« Non seulement les émotions font partie de l’expérience de travail, mais elles

détermineraient aussi la trajectoire de l’entreprise »

Si l’écologie est la science qui a pour objet l’interrelation entre les êtres vivants et l’environnement ainsi que les autres êtres vivants, il serait de mise d’étudier de près l’écologie du travail. Notre milieu de travail est un milieu de vie où nous passons en moyenne 342 250 heures (à raison de 37 heures travaillées par semaine) par année. Cet environnement façonne nos comportements, nos attitudes et nos émotions.

 

Nous nous attendons des employés du service à la clientèle qu’ils soient joyeux et intentionnés, prêts à rendre service et à satisfaire la clientèle avec compétence. Nous nous attendons à être accueillis par une ou un réceptionniste chaleureux, affable. Nous aimons faire affaire avec des collègues et des partenaires heureux dans leur travail. Pourtant, nous acceptons qu’un climat de travail négatif s’installe et vienne perturber notre travail et celui de l’équipe : nous pouvons éviter ce type de situation. Nous possédons en nous une richesse bien particulière, celle de ressentir une gamme d’émotions et de percevoir les réactions des autres à partir de ce décodage émotionnel.

 

LES ÉMOTIONS PEUVENT DEVENIR UN OUTIL DE PERFORMANCE INÉGALÉ EN ÉTANT MISES AU SERVICE DE L’EMPLOYÉ ET DE L’ENTREPRISE.

 

L’émotion (du latin motio, action de mouvoir, mouvement) nous permet de nous mouvoir tout au long de notre vie. L’émotion est la résultante d’une perception d’un individu face à une situation, un événement. Nous vivons tous des émotions, mais sachons-nous les différencier? Les nommer? Et les utiliser telles des antennes nous envoyant des signaux? Quoi qu’on en pense, les émotions émettent bien des signaux qui peuvent être tantôt positifs, tantôt négatifs. Ces signaux, lorsqu’ils sont reçus par vous, peuvent créer des humeurs et contaminer le groupe de travail voire une organisation complète.

 

La santé des émotions influe sur :

  • l’épuisement professionnel;
  • la créativité;
  • la prise de décision;
  • la satisfaction au travail;
  • le sentiment d’efficacité.

 

Par cet indice, nous cherchons à faire reconnaître la valeur organisationelle des émotions comme indicateur de succès et de réussite dans les organisations.

De plus, les éléments suivants sont à considérer :

  • L’indice vise à donner de l’information sur le climat émotionnel de l’entreprise. Nous cherchons l’émotion dominante.
  • Le climat organisationnel devient un marqueur d’identité
  • Plus l’intensité de l’émotion est forte, plus l’émotion sera contagieuse. C’est ça l’indice recherché.
  • Si le degré de contagion émotionnelle du leader est suffisamment grand, l’effet de la communication verbale peut aller jusqu’à la construction d’une émotion de groupe pour aboutir à ce que les états émotionnels de tous les membres du groupe soient similaires.

 

 

 

ARTICLE DE PRESSE

 

La première carte corporelle des émotions

Par Pauline Fréour – le 06/01/2014

 

Des chercheurs finlandais ont détaillé les effets physiques du bonheur, de la peur, de la tristesse et d’autres sentiments.

EMOTION«La peur au ventre», «sentir monter la colère», «la tristesse me serre le cœur». La langue française attribue depuis des siècles une manifestation physique à chacune de nos émotions, et les recherches scientifiques menées ces vingt dernières années ont montré que cela n’avait rien d’une croyance populaire. Dernière preuve en date: la «carte corporelle des émotions » établie par des chercheurs finlandais. Leurs travaux, publiés fin décembre dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS), confirment notamment que les principales émotions humaines que sont la peur, la tristesse ou le bonheur sont ressenties physiquement de la même façon pour tous, quelle que soit la c ulture d’origine de l’individu.

L’équipe du Dr Lauri Nummenmaa, de la faculté des sciences d’Aalto, s’est appuyée sur les témoignages de 701 volontaires à qui étaient présentées des images ou vidéos éveillant une émotion spécifique. Les participants devaient représenter sur une silhouette humaine les parties de leur corps qui se trouvaient suractivées, ou, au contraire, dont l’activité diminuait. «Nous avons été surpris de constater qu’à chaque émotion correspondait une combinaison précise de sensations, et que celle-ci était reproduite spontanément par la majorité des participants, qu’ils viennent de Finlande, de Suède ou de Taïwan», explique au Figarole Pr Nummenmaa.

Une interface entre le corps et le cerveau

À la plupart des émotions dites «primaires», comme la colère, la peur ou la surprise, était ainsi associée une augmentation de l’activité au niveau de la poitrine, «caractérisant vraisemblablement une accélération des rythmes respiratoires ou cardiaques», notent les auteurs. À l’inverse, la tristesse se distingue par un affaiblissement de l’activité des membres supérieurs. Les sensations gastro-intestinales et de la gorge sont propres au dégoût. À noter: le bonheur est la seule émotion à se traduire par une élévation de l’activité de l’ensemble du corps. «En regardant la silhouette cartographiée, on pense effectivement à l’expression «rayonner de bon­­heur»», s’amuse Jean-Louis Millot, professeur en neurosciences à l’université de Franche-Comté.

Pour le spécialiste, cette topographie inédite pourrait faire avancer la recherche dans la compréhension des mécanismes émotionnels encore mal connus. «La méthode pourrait par exemple être appliquée à des anorexiques, dont on sait qu’ils souffrent d’une perception perturbée d’eux-mêmes.»

«Quelle que soit l’émotion que l’on ressent, elle n’est pas anodine pour le corps  », ajoute Henrique Sequeira, professeur en neurosciences affectives à l’université de Lille (I et II). «Les émotions sont une véritable interface entre le cerveau et le corps. » Elles induisent des réactions musculaires, hormonales, neurologiques et immunitaires. «C’est d’ailleurs ces liens qu’explore la médecine psychosomatique, selon laquelle «des émotions répétées peuvent avoir, chez certains individus prédisposés, un impact positif (guérison plus rapide d’un cancer) ou négatif (vulnérabilité cardio-vasculaire, asthme) sur la santé, en frappant de façon répétée et inutile sur le même organe», explique-t-il. Il reste désormais à définir pour chaque «carte émotionnelle» des indicateurs physiologiques précis qui pourraient être mesurés de façon objective et permettraient de repérer d’éventuels dysfonctionnements émotionnels.

 

 

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