LE SENTIMENT D’EFFICACITÉ PERSONNELLE
Le Sentiment d’efficacité personnelle (SEP) repose sur les croyances qu’entretient un individu quant à sa capacité de réaliser une tâche particulière ou d’affronter efficacement une situation précise. Ce sentiment est le résultat d’un processus transactionnel entre l’estimation que la personne fait des exigences relatives à la tâche à exécuter, des ressources qu’elle possède ou croit posséder et surtout de sa capacité de les utiliser adéquatement dans une situation précise. En fait, l’individu se fait déjà une bonne idée de ses chances de réussir et d’accomplir des tâches déterminées. Il le fait en se basant sur quatre clés servant de toile de fond à sa réflexion et influençant sa prise de décision.
1. Les performances antérieures
Plus je maîtrise de tâches, plus j’augmente mon SEP. L’expérience passée constitue une excellente prédiction des croyances que la personne entretiendra dans le futur face à son travail. Plus elle aura vécu d’expériences positives en lien ou non avec de nouvelles tâches possibles, plus elle aura la possibilité de considérer qu’elle réussira dans ses nouvelles tâches. Elle aura développé la confiance en ses propres capacités.
2. L’observation
Le milieu dans lequel baigne l’individu a beaucoup d’impact : il observe la manière dont les autres maîtrisent et réussissent leurs tâches à la suite d’efforts continus et cette observation augmente le SEP. Il est dans cet esprit d’autant plus important de développer des milieux de vie de travail stimulants et riches en possibilités de travail en équipe, de pairage entre individus. Ici, nous pourrions mettre l’accent sur l’importance de planifier une solide intégration des nouveaux membres du personnel, d’optimiser les moyens d’apprentissages tels que le pairage, mais aussi l’entraînement à la tâche par les meilleurs employés. Il en résultera un fort sentiment de compétence et de motivation au sein des équipes, et ce, à tous les niveaux hiérarchiques d’une organisation.
3. La communication
Si une personne crédible dans mon environnement me persuade que j’ai les capacités requises pour maitriser avec succès une tâche, j’augmente mon SEP. À l’inverse, les personnes crédibles de mon environnement qui me diminuent affecteront considérablement mon SEP. Nous ne mettrons jamais assez l’accent sur les modes de communication en entreprise. Quels sont les canaux de communication à la disposition de tout un chacun? Comment gérons-nous les plaintes et les conflits au travail? Y a-t-il des moments de rencontres formelles et informelles afin de réguler les communications entre les employés? Nous savons à quel point il est important de communiquer, mais il est définitivement primordial de mieux communiquer en qualité, pas seulement en quantité.
4. Mes réactions émotives
Ce que je ressens en effectuant mes tâches affecte aussi mon SEP. Mes émotions affectent d’une façon particulière mon travail. Que ma perception soit faussée ou réaliste face à la tâche à accomplir crée en moi une panoplie d’émotions tantôt positives, tantôt négatives. L’impact de l’émotion n’est pas simplement individuel; elle résonne également chez les autres membres de l’équipe voire de l’organisation. Les émotions sont des marqueurs d’identité voire des marqueurs de contagion. Il est important de laisser une place importante à l’émotion au travail, car elles sont partie intégrante de l’atteinte des objectifs personnels et professionnels et du développement des équipes.

