Une croyance est une façon de penser qui permet d’affirmer, sans esprit critique, des vérités ou l’existence de choses ou d’êtres sans avoir à en fournir la preuve, et donc sans qu’il soit possible de prouver qu’elles sont fausses. La particularité d’une croyance est de ne pas être « testée » par l’individu qui y adhère, car elle est d’emblée considérée comme vraie et en adéquation avec sa réalité ultime. En fait, une croyance est une réalité vraie pour soi, mais sans aucun fondement autre que le simple fait d’y croire. Transmises par la famille, la société, la religion, elles nous imbibent d’une absolue vérité.
Au travail, nous développons aussi des croyances. Nous croyons, à tort ou à raison, que le nombre d’heures de travail est directement relié à la quantité de succès à obtenir. Nous croyons que l’engagement doit être comme si ou comme ça, que la vraie motivation est démontrée par l’assiduité… En fait, les croyances sont des moteurs puissants qui font réagir l’humain.
Deux types de croyances
Il existe des croyances limitantes et des croyances facilitantes. Les croyances limitantes se distribuent en deux catégories : a) les croyances sans espoir : l’objectif ne peut pas se réaliser peu importe nos capacités; b) les croyances sans recours : l’objectif est possible, mais nous sommes incapables de l’atteindre. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont ces croyances qui limitent l’individu dans ses possibilités d’action. Une croyance facilitante, par contre, constitue toujours une croyance qui fonctionne bien dans l’expérience de vie d’un individu. Ces croyances sont fortes et porteuses de résultats jusqu’à preuve du contraire.
Les croyances sont à la base de tout processus de changement
Les individus ne performent pas de façon maximale même s’ils ont les compétences requises. Il y a une lecture des événements de leur environnement qui incite les individus à vouloir offrir la meilleure réponse possible. Ainsi, le décodage du milieu peut aussi être une source de résistance aux changements.
Le processus du changement implique donc de :
- vouloir : que la personne veuille changer,
- savoir : que la personne sache comment utiliser différentes habiletés ou stratégies requises pour changer de manière appropriée,
- pouvoir : que la personne se donne la possibilité d’expérimenter progressivement et dans divers contextes.

